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Centre-socioculturel du Fossé des Treize
Centre-socioculturel du Fossé des Treize
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Le cadre de vie et la vie sociale dans le quartier

A l’issue du diagnostic « marchant » que nous avons réalisé en avril 2012 en parcourant toutes les rues de notre quartier, nous avons identifié 6 critères en fonction desquels nous avons pu établir le profil de chaque IRIS (cf. tableau ci-joint).
 
Nous avons ainsi dénombré rue par rue, de la façon la plus complète et précise possible :
 
- Les commerces ;
- Les professions libérales ;
- Les hôtels et restaurants ;
- Les administrations et services publics ;
- Les établissements d’enseignement (primaire, secondaire et supérieur) ;
- Les associations, les lieux de culte, les lieux culturels, etc.

Ce travail de fourmi, au plus près de terrain, même s’il ne prétend pas à l’exhaustivité, nous a permis de dégager objectivement quelques caractéristiques fortes de notre territoire.
 
A – Le cadre de vie
 
L’activité commerciale
 
Les commerces sont très inégalement répartis sur le territoire. Certaines parties du quartier ont une fonction quasi-exclusivement commerciale, d’autres en sont totalement dépourvus. De ce point de vue, l’IRIS 101 a un profil très singulier. C’est de très loin l’IRIS où l’on recense le plus grand nombre de commerces, notamment dans les secteurs suivants : habillement, coiffure et esthétique, mais aussi décoration. Cela tient évidemment à sa position géographique, au coeur du centre-ville historique et à proximité immédiate de deux places emblématiques, la Place Broglie et la Place Kléber.
 
Autre entité occupant une place à part dans notre quartier sur le plan de l’activité commerciale : le centre commercial de la Place des Halles avec ses 120 boutiques, restaurants et services et son chiffre d’affaires de 193 millions d’euros. De par son envergure et son rayonnement à l’échelle de toute la ville et même au-delà, il semble à vrai dire
quelque peu étranger au quartier environnant et à ses habitants.
 
Mis à part l’IRIS 101 et le centre commercial de la Place des Halles, l’activité commerciale
dans notre quartier est concentrée autour de trois axes principaux :
 
- La rue du Faubourg de Pierre ;
- L’avenue des Vosges ;
- La rue du Faubourg de Saverne.

A noter que les petits commerces de proximité sont particulièrement présents dans la rue du Faubourg de Pierre. Cela contribue à en faire un véritable lieu de vie et d’échanges, d’autant que le réaménagement de cette rue en 2010 l’a rendu nettement plus agréable à vivre et plus conviviale (plantations d’arbres, élargissement des trottoirs, création de pistes cyclables, etc.).
 
En dehors de ces grands axes, les commerces sont assez épars et certaines parties du quartier en sont même totalement dépourvues, notamment à l’extrémité nord-est du quartier (IRIS 601 et 502) et entre la Place de Haguenau et la Petite Rue des Magasins (IRIS 401).
 
A noter que les quelques entreprises à caractère industriel existant sur notre territoire sont principalement concentrées dans l’IRIS 401.

Autre remarque : les agences d’intérim sont particulièrement nombreuses dans les IRIS 402 et 305, là où la proportion de jeunes adultes (18-39 ans) en âge de travailler et vivant seuls est la plus forte.

Les professions libérales

Les professions libérales recouvrent une grande variété de métiers dans divers domaines : médical (médecins, dentistes, infirmières, etc.) et para-médical (kinésithérapeutes, psychologues, etc.), judiciaire (avocats, notaires, etc.), financier (comptables, courtiers, etc.) ; mais aussi les architectes, les consultants en ressources humaines, etc.

Les données recueillies ne sont pas assez précises pour nous permettre d’analyser de manière fine la répartition entre ces différents métiers. Cela dit, il ne fait guère de doute que les deux catégories qui arrivent en tête sont, d’une part, les professions médicales et paramédicales, et d’autre part, les avocats, en raison de la proximité du Tribunal.

Les IRIS 503 et 401 sont ceux où les professions libérales sont les plus nombreuses.

Hôtellerie et restauration

Comme on pouvait s’y attendre, la grande majorité des hôtels présents sur notre territoire sont concentrés dans l’IRIS 305, à proximité de la gare. Sur le reste du quartier, l’offre en matière d’hôtellerie est assez diversifiée sur le plan qualitatif. Cela va de l’hôtel de luxe (le Royal Lutetia ou le Sofitel) à l’auberge de jeunesse (CIARUS), en passant par la résidence de tourisme de type « Appart-hôtel » (CAP Europe, Victoria Garden, Adagio City).

Pour ce qui est des restaurants, bars et autres cafés, l’IRIS 305 arrive également en tête, et de loin. Pour autant, les IRIS 401, 402 et 503 sont aussi assez bien pourvus, quoique dans une moindre mesure. En queue de peloton arrivent les IRIS 601, 502 et 101.

Les administrations

De par sa situation au centre-ville, notre quartier compte un nombre important de services administratifs et d’organismes publics ou para-publics : mairie, Préfecture, Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), Tribunal, Centre des impôts, Prudhommes, Clinique Adassa, Chambre Régionale des Comptes, SACEM, Gaz de Strasbourg, Electricité de Strasbourg, mais aussi des consulats de pays étrangers…

Ces organismes sont situés pour la plupart à proximité de quelques pôles : la Place de la République, le centre commercial de la Place des Halles et la Place de Bordeaux, notamment.

Les établissements d’enseignement

Notre quartier est particulièrement riche en établissements d’enseignement, tous niveaux confondus.

On y trouve tout d’abord 8 établissements scolaires publics : les écoles maternelles et primaires Saint-Jean et Schoepflin, les collège Foch et Kléber, le Lycée Kléber et une annexe du Lycée Jean Geiler.

A cela s’ajoute quatre établissements scolaires privés : Institution Notre-Dame, Ecole Aquiba, Lycée ORT et Centre Eshel (collège). A noter que trois d’entre eux émanent de la communauté juive.

Mais notre quartier abrite également un grand nombre d’établissements d’enseignement supérieur, c’est-à-dire post-Bac. En dehors de l’Ecole d’Architecture et de l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique, ce sont principalement des écoles privées.

Celles-ci sont situées en majorité autour de la gare. Fait remarquable : la rue des Magasins, dans l’IRIS 401, compte à elle seule cinq de ces écoles privées d’enseignement supérieur. Cela fait de cette rue, par ailleurs peu attrayante et située dans un environnement plutôt morne, à l’écart du reste du quartier, un foyer de vie étudiante assez inattendu et souvent méconnu.
 
Le manque d’espaces verts
 
Si notre quartier jouit d’un environnement plutôt agréable, avec notamment un riche patrimoine architectural, il reste néanmoins très minéral et manque cruellement d’espaces verts. Les principaux espaces où les habitants peuvent venir se détendre, seuls ou en famille, ne sont guère satisfaisants quant à leur accessibilité ou à leur aménagement :
 
- Le parc de la Place de Haguenau est particulièrement difficile d’accès puisqu’il faut, pour y parvenir, traverser d’un coup 4 à 5 voies de grande circulation, juste après la sortie de l’autoroute, avec tous les dangers que cela comporte.
- La Place de la République, quant à elle, aménagée en jardin à la française, ne se prête guère à un usage familial.
- Le Parc des Contades, situé juste en bordure de notre territoire, donc très excentré, ne profite qu’à un très petit nombre d’habitants de notre quartier.
- La Place de la Gare enfin, même si elle est désormais plantée de pelouses, reste avant tout un lieu de transit, peu propice à la détente et au repos.

Certes, à côté de ces grands espaces verts, on trouve ici ou là des placettes ou de petits squares (square des Halles, square Saint-Jean, etc.). Et il est vrai que les berges de l’Ill, qui ont été réhabilitées, offrent également une promenade agréable au bord de l’eau. Mais tous ces espaces sont aussi restreints que contraints et cela est bien loin de répondre aux attentes des familles, et des habitants en général.
 
B- La vie sociale
 
Une grande diversité culturelle et religieuse Une des caractéristiques de notre quartier est de rassembler sur un même territoire au moins une douzaine de lieux de culte représentatifs de traditions religieuses très diverses : églises catholiques, protestante, orthodoxe, évangéliste, mosquées, synagogues, centre de bouddhisme zen… Cela montre à quel point ce quartier est un lieu de brassage de personnes de toutes origines.
 
La rue du Faubourg de Pierre, située à deux pas du CSC, est en elle-même un concentré de cette pluralité religieuse, puisque s’y côtoient depuis des années une mosquée, la chapelle Notre-Dame du Saint Rosaire, fréquentée par des catholiques traditionalistes, et l’association juive des Loubavitch, dont les locaux abritent une garderie, une école et une petite synagogue. Une cohabitation particulièrement emblématique de la diversité culturelle des habitants du quartier.

Les forces et les faiblesses du tissu associatif
 
Sur notre territoire, les associations ayant pour but de participer à la vie du quartier se comptent sur les doigts de la main. En dehors du CSC, elles sont au nombre de trois :
 
  • Le collectif Envie de Quartier a été créé en janvier 2009, dans la dynamique suscitée par les festivités des 30 ans du CSC du Fossé des Treize. Il se préoccupe de l’amélioration du cadre de vie, dans un esprit d’écologie urbaine et de développement durable (plantations au pied des arbres, verdissement des cours, installation de bacs à compost, etc.). Il est également soucieux de renforcer les liens entre les habitants, en investissant les espaces publics pour y organiser des moments festifs. C’est un partenaire privilégié pour le CSC.
  • L’Association de Quartier Halles-Tribunal (AQHT) a été créée en 1996. Ses membres sont principalement des retraités. Elle s’intéresse particulièrement à l’histoire et à la mémoire du quartier. C’est pour nous un partenaire important dans nos actions en direction du public séniors.
  • L’Association des Habitants du Quartier Gare (AHQG), comme son nom l’indique, est plutôt tournée vers le quartier au-delà de la gare. Néanmoins, dans la mesure où nous partageons des valeurs et des objectifs similaires et où nos territoires sont voisins, nos relations avec l’AHQG se sont appelées à continuer à se développer.
A première vue, le tissu associatif local semble donc assez restreint. Mais le diagnostic marchant nous a permis de nuancer cette perception. Sans prétendre aucunement à l’exhaustivité, nous avons pu recenser en effet au moins 53 associations intervenant dans les domaines les plus divers, notamment (cf. liste détaillée ci-joint) :
 
- 15 associations à vocation sociale, éducative ou de solidarité ;
- 11 syndicats ou associations à caractère professionnel ;
- 7 associations à but culturel (danse, musique, chant, arts plastiques) ;
- 5 associations pour la protection de la nature toutes regroupées à la même adresse, au n° 8 de la rue Adèle Riton ;
- 4 associations sportives ;
- 2 associations internationales.
 
A cela s’ajoutent 6 communautés religieuses ou associations cultuelles (paroisse, aumônerie, congrégation, etc.).
 
Il faut noter que sur les 15 associations à caractère social au sens large, dix sont des mouvements confessionnels ou d’obédience religieuse. Cela ne favorise pas leurs relations avec des personnes ou des structures extérieures, ni leur ouverture sur le quartier.
 
Enfin, bon nombre d’associations sont implantées sur notre territoire, sans y avoir de véritable ancrage, ni un public de proximité, mais simplement parce qu’il s’agit d’un quartier de centre-ville.
 
Un carrefour au coeur de la ville
 
De par ses activités et ses équipements (commerces, gare, administrations et services publics, établissements d’enseignement, structures de santé, lieux culturels, etc.), notre quartier attire un grand nombre de personnes venues de l’extérieur. C’est de fait un véritable carrefour.
 
Tout le monde s’y croise : habitants de tous âges, usagers des transport en commun (train, tram, bus), touristes, écoliers, collégiens, étudiants, clients du centre commercial de la Place des Halles, salariés se rendant quotidiennement sur leur lieu de travail, usagers des administrations et services publics, patients des structures de santé, habitués des nombreux lieux culturels, fidèles des lieux de culte, etc. Du matin au soir, toutes ces personnes se croisent sans se connaître en un flot incessant.

Mais autant la circulation et l’activité sont denses en journée, autant le soir, après la fermeture des bureaux et des magasins, le quartier semble se replier frileusement sur luimême, donnant l’image d’un quartier plutôt morne, désert et sans vie apparente.
 
Un quartier en quête d’identité et de convivialité
 
Pourtant, ce quartier ne manque pas de chaleur humaine, loin de là. D’ailleurs, il est souvent décrit par ses habitants comme « un village où il fait bon vivre ». Mais cette convivialité a tendance à se cantonner à la sphère privée, faute d’espaces publics extérieurs où elle pourrait se développer.
 
Cela dit, petit à petit, les mentalités évoluent et les choses bougent. Le réaménagement de la rue du Faubourg de Pierre en 2010 en est un bel exemple. Mobilisation citoyenne et volonté municipale se sont conjuguées pour faire de cette rue un espace plus convivial et verdoyant. Mais surtout ce grand chantier a fédéré les habitants autour de l’appropriation de leur lieu de vie. Et sans doute est-ce là le plus important en termes de vie de quartier.
 
En effet, ce quartier aux contours flous, marqué par des réalités sociales, économiques et culturelles très contrastées, ce quartier est à la recherche de lui-même. Sur un territoire qui brasse tant de populations différentes et dont les habitants eux-mêmes se renouvellent constamment, comment catalyser autant d’énergies disparates, comment créer une dynamique fédératrice ? Autrement dit, comment développer le sentiment d’appartenance
des habitants à leur quartier ? C’est le défi que le CSC du Fossé des Treize s’efforce de relever.
 
Ce qu’il faut retenir
 
 Un carrefour où se croisent des gens venus de partout
 Une grande diversité culturelle et religieuse
 Un quartier très actif en journée, mais plutôt mort le soir
 Des relations de voisinage chaleureuses
 Un manque d’espaces publics de convivialité
 Un tissu associatif diversifié, mais peu impliqué dans la vie du quartier
 Un quartier en quête d’identité

 

CSC Fossé des Treize 6, rue Finkmatt 67000 Strasbourg - Tél : 03.88.14.36.40 - Fax : 03.88.14.36.45